QUI SUIS-JE ?

Enfant, je demandais à ma mère qui pratiquait l'astrologie de me l'apprendre. Pour commencer, elle me suggéra de confectionner un cahier dans lequel je pouvais dessiner sur chaque page un signe du zodiaque. J'y ai donc esquissé le Bélier, puis le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion... mais jamais je n'atteignis le dessin du signe des Poissons, et le travail s'arrêta là, inachevé. 

Sûrement que l'enfance n'est pas un temps pour apprendre l'astrologie...

A l'adolescence, puis au début de l'âge adulte, j'observais cette discipline de loin, non sans esprit critique : comment l'astrologie ne pouvait-elle pas influencer le "crédule" qui risquait de s'y leurrer ?


Aujourd'hui, je sais que l'astrologie demande une grande aptitude à l'intuition, et une forte capacité à écouter son coeur. Il s'agit en quelque sorte de dresser ses antennes intérieures.

Pour autant, le métier vers lequel j'ai choisi de m'orienter met en jeu un autre type d'antennes, plus concrètes et plus orientées vers l'extérieur : ce sont les oreilles. 

J'entrepris donc des études d'ingénieur du son, et j'appris alors à écouter le monde, à y être attentif, pour y cerner les différentes sensations sonores qui le composent. Plus le temps passe, et plus je me dis que ce métier m'aide à m'ouvrir à ce qui vibre autour de moi.
 

Ce n'est donc qu'après avoir initié librement ma propre voie, celle du son, que le désir d'étudier l'astrologie (re)naquit en moi. Ce fut à mon « retour de Saturne », c'est à dire après que cette planète ait fait une fois le tour du Soleil depuis ma naissance. Juste avant mes 29 ans.

Saturne est la planète des lentes constructions, et du temps. En astrologie, on considère souvent que l'âge adulte n'arrive véritablement qu'à cet âge là.


J'ai commencé mon approche astrologique avec quelques lectures. Ma première motivation était celle de comprendre. Me comprendre. Comprendre le sens de nos vies. Mais aussi comprendre pourquoi et comment cette discipline pouvait (ou pas) entrer en résonance avec les ressentis de chacun. Quelle était "l'astuce" qui faisait qu'un astrologue pouvait (ou pas) s'approcher de l'essence d'un individu ? Etait-ce le simple fait de l'effet Barnum, et des nombreux biais subjectifs dont est capable le cerveau humain ? Ou y avait-il dans l'astrologie quelque chose de plus profond, quelque chose qui aurait à voir avec le fameux mythe de la caverne de Platon ?  

 

Ainsi, par l'étude de mon thème astral, je commençai à mieux me cerner. A prendre conscience de moi-même.

Mais aucune révélation. Aucune illumination. Bien au contraire. Je me pose encore aujourd'hui de nombreuses questions sur la validité de l'astrologie, et sur la pertinence qui peut, ou pas, s'en dégager.

 

Puis les lectures m'ont donné goût à l'approfondissement. J'ai alors choisi d'intégrer le cursus d'une formation, orientée en astro-psychologie, à l'âge de 30 ans, que j'aboutis 5 années plus tard.

Aujourd'hui, je ressens le besoin de poser mes ressentis et pensées sur l'astrologie par écrit. D'où l'existence de ce blog.

 

Alors que l’astrologie existe autour de moi depuis que je suis tout petit, je pris la décision de m’y relier qu’à l’âge adulte. Certainement pour mieux me l’approprier, à travers mon propre cheminement.
Ma mère disposait donc de cet outil, et je crois qu'elle fut celle qui me permis de réveiller cette graine, tapie au fond de moi depuis ma naissance, sous la forme d’un profond désir de compréhension du monde.
Aujourd’hui, alors qu’elle est partie rejoindre les mondes des astres, je peux témoigner à ma mère toute ma reconnaissance, pour la liberté et les suggestions qu’elle m’a offerte. 

Alexis J